Le positionnement d’un site Internet est un travail qui se prépare en amont, mais qu’il faut accompagner sur la durée. Des correctifs et des actions sont en effet à mener de manière continue après analyse. Lors de ce webinaire, nous avons vu les différentes étapes et les outils nécessaires à cette optimisation. Retour sur les points abordés.  

 

Parts de marché des moteurs de recherche

En France, Google est quasiment en situation de monopole, avec 95,5% de parts de marché. Les actions décrites dans la suite de cet article sont donc surtout vraies pour Google, même si les autres moteurs de recherche ont tendance à se calquer sur les mêmes techniques.

Pour rappel, le référencement est lié au fait que votre site soit présent ou non dans l’index de recherche de Google. Ce qui nous intéresse ici, c’est de chercher à améliorer le positionnement du site sur les résultats des moteurs de recherche (un défaut de language fait que l’on parle aussi de référencement pour désigner ces actions).

 

Règles techniques de base

Pour Google, l’amélioration du positionnement prend en compte plus de 200 critères. Voici une liste de points sur lesquels il est possible d’agir, sans notion de hiérarchie puisque, comme Coca-Cola, Google entretient le secret sur sa “recette” :

 

  • La vitesse de chargement du site : l’hébergement et la façon dont le site est développé sont des facteurs qui vont directement impacter ce point. Le positionnement d’un site est donc une problématique à prendre en compte dès le lancement d’un projet Web. 
  • Éviter les images trop lourdes : celles-ci vont mettre du temps à charger, notamment sur smartphone. Google accorde une importance grandissante à l’expérience utilisateur, et il faut avouer qu’un site qui prend du temps à charger devient rapidement agaçant pour l’utilisateur. 
  • Le nom du fichier image : on l’oublie souvent, mais il est aussi possible de bien se référencer via les images utilisées sur son site. Il est de ce fait important de donner à une image le nom de ce qu’elle représente.
  • La description de l’image : il s’agit d’un champ meta dans lequel on va pouvoir renseigner des mots-clés en décrivant l’image comme si on la décrivait à une personne aveugle. En effet, le robot Google ne lisant que du texte, il s’agit d’une pratique utilisée pour pouvoir référencer une image.
  • Le titre de l’image : de la même façon que pour les deux points précédents, le titre donné à l’image est un facteur à prendre en considération. 
  • Les meta-keywords : depuis 2011, ces mots-clés ne sont plus utilisés par Google dans son algorithme. Ce n’est donc plus la peine de travailler dessus. En revanche, un travail sur les mots-clés dans le contenu du site reste essentiel.
  • La meta-description : lorsque vous lancez une recherche sur Google, il s’agit du texte qui va servir de description à la page qui ressort dans les résultats. Celle-ci  ne va pas forcement être prise en compte dans le calcul du positionnement mais elle permet d’augmenter le taux de clic. En effet, plus la description sera précise, plus l’internaute aura une chance d’être interpellé et de cliquer.
  • La balise title : ce n’est ni plus ni moins que le titre de la page, le lien cliquable qui apparaît dans les résultats de recherche. Son importance est donc capitale.
  • La hiérarchisation de l’information sur le site : comme pour un livre, un site Internet doit être structuré : chapitres, titres de chapitres (H1, H2, H3, … H6), etc.
  • Le fichier robots.txt : Ce fichier est dédié aux robots de Google et va servir à leur donner des indications sur la manière de parcourir votre site.
  • Le fichier sitemap.xml : Comme nous, les robots Google ont besoin d’aide pour se repérer dans un endroit inconnu. La sitemap n’est rien d’autre qu’une cartographie du site qui va servir d’indication aux robots du moteur de recherche.

 

Référencement naturel

 

Outils d’analyse

Une bonne analyse d’un site Web doit être complète et effectuée de manière régulière. Voici quatre outils qui peuvent vous aider :

 

1 – Google Analytics

  • Sur la page d’accueil, vous retrouverez par défaut la page d’audience, qui indique le nombre de visites, de sessions, d’utilisateurs ou encore de pages vues sur une durée déterminée. C’est un outil extrêmement complet qui permet d’analyser en détail l’audience de son site.
  • L’acquisition : Vous indique comment les internautes sont arrivés sur le site (visite directe, via les moteurs de recherche, grâce à des liens sur des sites référents, etc.)
  • Le taux de rebond : Le taux d’internautes qui ne consultent qu’une page et qui ressortent aussitôt du site. Attention, un taux de rebond élevé n’est pas forcement mauvais signe : si en effet il le sera pour un site de vente en ligne, cela n’est pas tout le temps vrai pour un blog ou un site comme Wikipedia, par exemple. En effet, l’internaute peut avoir trouvé ce qu’il recherchait sans avoir besoin de consulter les autres pages du site.
  • Le comportement : Cet onglet permet d’anaylser le contenu du site, les pages qui ont le plus de succès. Pratique pour se faire une idée de ce que les internautes sont venus chercher et de leur manière de naviguer sur le site.

 

Pour mettre en place cet outil de suivi, il suffit d’intégrer un code Google Analytics sur son site.

Lien vers Google Analytics

 

2 – Search Console

Anciennement appelé Webmaster Tools, Search Console est un outil d’analyse du site très pratique. Moins orienté marketing que Google Analytics, il se concentre sur des problématiques un peu plus techniques.

Par exemple, il va permettre de répondre à des questions comme :

  • Mon site a-t-il suffisamment de pages indexées sur Google ?
  • Mes sitemaps sont-elles bien déclarées à Google ?

Il est d’ailleurs bon de constater que Google n’est pas un environnement fermé dans lequel on navigue à l’aveugle : des outils sont mis à disposition pour voir si le site est techniquement sur pied et pour analyser le comportement des internautes afin de réfléchir à ce qui peut être amélioré. En effet, si la définition des mots-clés est importante pour le positionnement du site, il faut d’abord analyser le comportement des internautes. Le trafic de recherche permet ainsi de voir comment ceux-ci sont arrivés sur le site (par exemple, à partir de quelle séquence de mots clés et quelle est la position du site sur Google pour cette séquence). Search Console présente également les différents liens (ou backlinks) que des sites Web font vers votre site.

Analytics et Search Console sont des outils de poids, puisqu’ils vous fournissent les points d’amélioration pour optimiser le positionnement de votre site.

Lien vers Search Console

 

3 – Google mobile site friendly

Un outil mis en place récemment par Google pour vérifier si votre site est responsive (c’est à dire pour savoir s’il s’adapte aux écrans mobiles). C’est une donnée importante, puisque depuis peu Google déclasse dans les résultats de recherche sur mobile les sites qui ne sont pas adaptatifs. Pour l’utiliser, il suffit de donner l’adresse de votre site pour voir si Google le considère comme conforme aux terminaux mobiles.

Lien vers Google mobile site friendly

 

4 – Page speed insight

Pour mesurer la vitesse de chargement d’une page, Google a également proposé un service. Comme pour mobile site friendly, il suffit de donner l’adresse de son site Web et Google vous fournira les améliorations à effectuer sur la page pour qu’elle se charge plus vite.

Lien vers Page speed insight

 

 

Actions post-analyse

Une fois que vous disposez de toutes ces données d’analyse, il va falloir mener des actions pour améliorer certains points.

  • Concernant le contenu, le principal travail va être de travailler les volumes de mots-clés sur lesquels vous souhaitez vous positionner. Aussi, il est bon d’actualiser fréquemment un site puisque, pour Google, un site mis à jour de manière régulière est un site qui représente à priori de l’intérêt pour les internautes (d’où l’importance des blogs et des sites d’actualité). A ce niveau-là, il est opportun de définir une stratégie de contenu.
  • Il est également possible de mener des actions de webmarketing, comme un e-mailing ou des campagnes de liens commerciaux (les liens payants). Cela nécessite certes un budget à consacrer à ces actions, mais les résultats sont très souvent à la hauteur.  
  • Aussi, il est préférable d’être présent sur les médias sociaux. Facebook, Twitter, Google+, … mais attention à ne pas délaisser les forums et les blogs ! Les liens en provenance des médias sociaux vers votre site sont en général considérés comme des liens de qualité par Google.

 

Pour toutes vos actions, pensez à suivre leur évolution sur Analytics (par exemple, l’impact d’un e-mailing sur les visites de votre site).

 

 

Ressources

Pour suivre en détail les actualités liées au référencement, Abondance et WebRankInfo sont les sites francophones de référence.

Enfin, n’oubliez pas que le positionnement d’un site Internet est en mouvement perpétuel : il faut donc se tenir en veille régulière. Aussi, n’hésitez pas à poser vos questions en commentaire.