Un des facteurs de succès d’une campagne email est la délivrabilité du message. Mais la délivrabilité dépend de la réputation de l’expéditeur. Qu’est-ce qui détermine la réputation de l’expéditeur et comment améliorer son taux de délivrabilité ?  On vous livre les techniques à maîtriser.

Qu’est-ce que la délivrabilité ?

La délivrabilité représente la capacité d’un emailing à parvenir dans la boîte de réception du destinataire sans être supprimé, filtré ou mis dans un répertoire spam. On parle de capacité car le chemin vers la boîte de réception est piégé par des filtres qu’on appelle filtres anti-spam. Mis en place par les webmails, FAI et services informatiques des entreprises, leur but est de protéger le destinataire des courriers indésirables.

Comment estimer son taux de délivrabilité ?

Un taux de délivrabilité global comporte plusieurs facteurs déterminants :

  • la configuration technique de la plateforme d’envoi
  • la qualité de la base de contacts
  • la réputation des adresses IP du serveur de l’expéditeur
  • la réputation de l’annonceur
  • le volume et la fréquence d’envoi
  • le taux de plaintes
  • le taux de réactivité des destinataires (taux d’ouverture, principalement)
  • la présence de spamwords
  • la propreté du code html
  • le nombre de hardbounces (adresses email inexistantes)

Même s’il est impossible d’avoir un taux de délivrabilité de 100%, un taux en-dessous de 60% indique que vous êtes considéré comme un spammeur par les FAI.

Qu’est-ce que la réputation d’un expéditeur ?

Quand on parle de réputation de l’expéditeur on parle de la réputation de l’IP du domaine à partir duquel les emails sont envoyés. La réputation est mesurée par un score évolutif avec le temps. Lorsqu’un email est envoyé il quitte le serveur d’envoi et il est réceptionné par le serveur du destinataire. En fonction de la réputation de l’IP qui envoie l’email, le serveur du destinataire peut accepter ou non de délivrer le message en boîte de réception.

Aujourd’hui on constate une hausse des e-mails non-sollicités (spam) et un renforcement des filtres anti-spam qui qualifient facilement un message comme spam. Ainsi, des messages légitimes peuvent se retrouver dans la boîte des indésirables. La délivrabilité est un art qu’il faut savoir maîtriser !

Selon Denis OLIVIER, Directeur Associé en charge du R&D Do List, les courriers indésirables représenterait 90% des messages reçus, dégradant l’image de la marque, la réputation d’un routeur et la confiance des internautes.

Comment protéger sa réputation ?

 

1# N’envoyez pas d’emails non-sollicités

Si vous envoyez un email à une personne qui ne s’est pas inscrite pour recevoir vos messages d’information, il y a un risque. Elle peut signaler votre email comme du spam ou déposer une plainte à votre encontre.

2# N’oubliez pas le lien de désinscription

Insérez toujours un lien de désabonnement dans le corps de votre e-mail. Les personnes qui ne souhaitent plus vous suivre auront ainsi la possibilité de se désinscrire de votre liste et non de vous déclarer comme spammeur.

N’envoyez que des informations utiles, qui intéressent le destinataire (en fonction des options choisies au moment de l’inscription).

3# Nettoyez régulièrement votre base de contacts et qualifiez chaque adresse collectée

Vérifiez régulièrement que les adresses email de votre base sont à jour : triez les inactifs des actifs et interpellez-les pour voir s’ils sont toujours intéressés par vos messages.

Préférez plutôt la qualité à la quantité et désabonnez les contacts qui n’interagissent pas avec vos emails. Ainsi vous améliorez votre taux d’ouverture et préservez votre réputation.

Vous baissez  le nombre de hardbounces (adresses email qui n’existent plus) et renforcez  la réputation de votre IP.

4#Evitez les spamwords

Ne jamais inclure des mots qui sont considérés comme des spamwords dans l’objet ou le corps de votre e-mail. Les FAI classent ces emails directement dans le spam. Vous trouverez une liste non-exhaustive de spamwords dans l’article “Spam words: mots interdits dans une newsletter”.

5# Utilisez une adresse d’envoi à laquelle les destinataires peuvent répondre

N’exploitez pas l’adresse d’envoi “no-reply” à laquelle vos destinataires ne peuvent pas répondre. En réalité, un grand nombre de personnes répondent directement à l’email qu’elles ont reçu.

6#Créez de l’engagement avec vos contacts

La réactivité de vos contacts compte beaucoup. En effet, le taux d’ouverture et le taux de clic ont un impact positif sur la réputation de votre IP et donc sur la délivrabilité de vos campagnes.

Pour créer de l’engagement avec votre cible il faut bien analyser ses usages et comportements. L’article « L’emailing en BtoB : les bonnes pratiques pour une prospection efficace » détaille les points essentiels à prendre en compte pour réaliser une campagne réussie.

Avoir un taux de délivrabilité élevé n’est certainement pas aisé. Mais en tenant compte de tous les aspects de conception d’un emailing vous pouvez suivre son évolution en vue de l’améliorer. 

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on LinkedInShare on Google+Print this pageEmail this to someone