Travailler le référencement est un enjeu de taille sachant que plus de 3,3 milliards de requêtes sont effectuées chaque jour. Le web est un vecteur incontournable pour l’achat et pour la prescription. Le référencement et l’e-réputation sont des leviers pour développer votre notoriété, améliorer votre positionnement. Le black-hat est une technique qui les améliore artificiellement. Cette tactique ne concerne pas seulement les sites internet, elle s’est propagée sur les plateformes d’avis ainsi que sur les réseaux sociaux. Cette solution, qui n’est pas durable, peut entacher votre business. Zoom sur des pratiques non-éthiques.

Black hat, quésaco ?

C’est de l’argot en informatique pour désigner des méthodes de référencement discutables. L’objectif est de gonfler rapidement et artificiellement le référencement naturel de votre site internet afin d’être mieux positionné dans le classement Google. Appliquer le black hat augmente votre SEO au détriment d’un site concurrent. Fantastique ! Non… Cette pratique bien qu’alléchante peut coûter cher à votre business. Non éthique et illégal, le black hat vous positionne superficiellement, vous remontez ainsi rapidement dans les résultats organiques sur les moteurs de recherche. C’est contraire aux guidelines fournies par Google.
Google est en guerre, il traque ces techniques abusives et les condamne. Votre site peut-être suspendu, ou peut fortement chuter dans les résultats de recherche. Les conséquences sont directes : site déclassé voire non indexé par Google, disparition du trafic, perte de contacts, effondrement du CA. Efficace un temps le black hat devient rapidement périlleux ; puisque Google améliore continuellement son algorithme pour faire ressortir en tête de classement des résultats des sites de qualité.

Les pratiques du black hat

Certaines pratiques de black hat pullulent sur le web. Voici une liste non exhaustive de techniques à connaître pour savoir comment se prémunir du black hat.

  • Les spams de blog
  • La répétition exagérée d’une même ancre de lien
  • Le cloaking
  • L’abus de mots clés sur des liens sortants ou internes
  • L’achat de backlink
  • Les fermes de contenus
  • La récolte de faux avis

Le black hat ne concerne pas seulement les sites internet, il s’est répandu sur les réseaux sociaux et sur les sites d’avis.

Les faux-avis pourquoi faire ?

Diverses plateformes comme TripAdvisor, Booking ou encore les fiches Google recueillent les avis d’internautes. Mais leur authenticité n’est pas garantie. Ces sites grouillent de faux avis, destinés à tromper le potentiel client.
Plusieurs raisons émergent :

  • Poster des faux avis afin de creuser un écart de réputation avec vos concurrents.
  • Mettre des faux avis pour gonfler la note globale de votre établissement. La popularité d’un établissement joue sur sa mise en avant.

Les faux avis sont une concurrence déloyale. Certaines agences de communication, de SEO proposent publiquement leurs services, pour mettre en place du black hat. Ce service pour booster votre visibilité est peu caché. On relève un problème de déontologie face au client mais aussi face à l’acheteur potentiel. Les experts du web sont divisés. D’après une étude sortie par l’association SEO Camp, 52,2% exercent leur métier dans le respect des règles sans utiliser des artifices. Est-il est préférable de se remettre en question pour améliorer ses services, ses produits ou de jouer la carte de la rapidité et de malhonnêteté ?

Comment repérer les faux avis?

note globale avis Google serrurier avisIllustrons avec l’exemple d’une fiche de serrurier. 73 avis ont été posté sur Google avec une note globale de 4,4/5. Ce bon score donne confiance à l’internaute. Creusons un peu plus. Nous observons beaucoup d’avis positifs et quelques avis négatifs. Rien ne dénote pour le moment, une fiche d’établissement ne peut pas posséder autant d’avis sans avoir de mauvaise notation. Les mauvaises notes participent aussi à la légitimité d’un commerce. Creusons un peu plus. À présent, je me concentre sur les avis positifs. Plusieurs indices me font douter de l’authenticité des avis positifs :

  • Pas de photos
  • Des avis trop positifs VS des avis très négatifs
  • Des profils avec une seule note donnée à ce serrurier
  • Beaucoup de termes similaires dans les avis positifs : professionnalisme, rapide, solution
  • Aucun Local Guides n’a donné une note positive à cette fiche

 

 

 

Un profil m’interpelle. Cette personne a donné une excellente note et a laissé sept avis. Un avis authentique ? Creusons un peu plus. Je navigue sur son profil et là j’observe que sur sept avis, trois d’entre-eux concernent cette société de serrurerie, qui possède plusieurs établissements. De plus, sur ces trois avis, deux ont été posté en même temps, et le troisième un mois plus tard. Plus de doute, ces avis sont faussés.

Alors, comment détecter ces faux avis ? Le Blog Webmarketing avance plusieurs critères qui permettent de repérer les faux avis, d’indiquer qu’il y a eu une intervention :

  • La fréquence de publication : fréquence élevée de publication d’avis suivi par une période de silence
  • Des notations fantaisistes : beaucoup de notes positives ou négatives en peu de temps
  • L’utilisation de termes similaires
  • L’absence de photos de profil peut signifier un faux compte
  • Des profils similaires. Les agences de communication peuvent proposer ces services à des entreprises. La tâche pour les repérer est moins aisée. Les faux avis peuvent être laissés par des locals guides, des experts. Mais en naviguant de profils en profils vous voyez que ces personnes ont laissé beaucoup d’avis sur les mêmes entreprises. Un des moyens qu’ont ces plateformes, comme Google, pour les repérer est grâce à l’utilisation d’une même adresse IP.

Le black-hat, une concurrence déloyale ?

Il existe un véritable trafic de faux avis, où les règles d’écriture sont modifiées pour s’adapter aux divers algorithmes. Google propose un formulaire de signalement  peu abouti. Mais cette technique n’existe pas seulement sur les plateformes d’avis, elle est présente sur les réseaux sociaux. Des agences créent des faux profils sur lesquels ils vont pour commenter, aimer des publications de leurs clients. Ainsi lorsqu’un internaute arrive sur ce compte, il remarque que cette page est vivante. Le but est de lui donner envie de suivre de compte.
Cette concurrence déloyale par l’utilisation du black hat pose un réel problème d’éthique. Il abuse le client potentiel. De nos jours, l’ e-réputation entre dans le processus d’achat. D’après un sondage de l’IFOP, 80 % des internautes reconnaissent se renseigner avant d’acheter un service ou un produit. Et 88% des individus examinent des avis de consommateurs avant d’acheter en ligne. L’e-réputation est un réflexe naturel d’information, c’est une pratique ancrée. Elle fait partie intégrante de l’étape préalable à l’achat.

Magnifiez-vous, portez le white hat. Cette méthode s’oppose au black hat, elle est conforme aux règles déontologiques. C’est un travail de longue haleine, de profondeur. L’objectif est d’améliorer votre visibilité et de la pérenniser. Pourquoi préférer le white hat au black hat ? Le choix se niche dans la considération de l’internaute. Le black hat apporte de rapides retours, mais elle n’est pas sans danger. Il y a un sérieux risque de pénalité. Opposer toutefois le black hat au white hat est une vision binaire, beaucoup compilent, mélangent ces méthodes.

 

Source :
Business Insider
Blog Webmarketing
SEO Camp
IFOP

Près de 6 mois, après ma naissance le mur de Berlin chute. En février 2004, Facebook voit le jour. En 1998, Google débarque et balaye Yahoo. En 2000, on passe à un nouveau millénaire. En 2016, je fais mes classes dans le web. Coïncidence ? Je ne pense pas.
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